L'abuseur abusé

José Happart, député européen jusqu'au 13 juin prochain, est mal pris, très mal pris. Les documents que lui a remis Horst Hermann, qui accusait André Cools de participer à des circuits de blanchiment d'argent à l'échelle internationale, sont des faux. Mais les liens très étroits qu'il entretenait avec l'escroc posent aujourd'hui de graves questions quant à la moralité politique du Columbo de Fourons.

Dans son bureau du Parlement européen, José Happart n'en démord pas: "J'ai connu Horst Hermann fin 1996, début 1997. C'est un homme qui est venu de nulle part qui m'a abordé dans un restaurant alors qu'il déjeunait avec des hommes d'affaires de mes amis. Il m'a dit qu'il disposait de fonds importants, qu'il voulait investir en Wallonie et, plus particulièrement, dans la région liégeoise pour créer des emplois. J'ai été naïf. J'ai baissé ma garde car mon tendon d'Achille, c'est l'emploi dans ma région". Lors de notre rencontre suivante, il reconnaîtra cependant qu'il connaît Horst Hermann depuis plus longtemps, en fait depuis la fin de l'année 1995. Néanmoins, dans son rôle de victime, José Happart est très fort. On a presque envie de pleurer avec lui.
D'autant qu'un de ses vieux amis, qui a déjà travaillé avec le père Happart dans les Unions Professionnelles Agricoles (UPA), nous confirme avoir présenté Horst Hermann à José Happart au Cheval d'Or, un restaurant près du Palais de Justice de Liège.
Dans un restaurant italien de Grâce-Hollogne, Serge C. et son copain Joseph Voets, échevin des Sports de la commune, eux, n'en reviennent pas: "C'est tout à fait faux. Nous avons connu Horst Hermann à l'automne 1995 dans le cadre d'un projet industriel. Il devait le financer et nous voulions qu'il s'installe dans le zoning de Grâce-Hollogne. Après un voyage d'étude à Dunkerque, nous sommes allés voir, à deux, José Happart pour qu'il nous appuie à la Région wallonne. Nous lui avons parlé de Horst. Et peu après, nous le lui avons présenté dans son bureau en Féronstrée. Ensuite, nous avons été mis quelque peu à l'écart".

Des liens toujours plus étroits

Pourquoi masquer cet aspect des choses? Parce que, dès le début, il y a un lien entre Horst Hermann et Grâce-Hollogne, la commune d'Alain Van der Biest? Et qu'il prend une coloration toute particulière dès lors que, près de deux ans plus tard, Horst Hermann fournira des faux documents qui permettront à José Happart de faire une nouvelle fois dévier l'enquête sur l'affaire Cools et, plus précisément, de mettre à l'écart Alain Van der Biest et Richard Taxquet?
Toujours est-il que José Happart va véritablement "flasher" sur Horst Hermann. "Je lui ai écrit quelques lettres, 3 ou 4, pour lui souhaiter la bienvenue à Liège". Mais le député européen refuse de nous en remettre des copies. Sans doute parce que ce ne sont pas des lettres de bienvenue. En effet, le 12 janvier 1996, c'est un véritable appui qu'il apporte à "Horst", comme il dit: "Comme suite à nos conversations lors de nos deux dernières rencontres, au cours desquelles vous m'avez présenté vos "lettres de créance" qui me confirment votre capacité financière et votre solvabilité, je peux vous attester que je suis très intéressé à poursuivre des entretiens économiques dans notre région wallonne en général, liégeoise en particulier".
"En tant qu'administrateur de l'Aéroport de Liège-Bierset, je peux vous confirmer que les dirigeants de l'Aéroport sont également intéressés par le développement d'un partenariat avec votre Société".
"Pour ce qui est d'autres types de développements industriels, en tant que Membre dirigeant du Parti Socialiste Wallon en relation avec les instances dirigeantes de la Région et de l'État fédéral, je peux vous dire qu'au cours des conversations que j'ai échangées avec les différents Ministres, nous pourrions envisager une collaboration active avec votre Société et la Région Wallonne en vue de développer notre capacité économique et industrielle".
Le "génie wallon" a moins de flair que les responsables de la ville de Bruges. Deux jours avant la lettre dithyrambique de Don José, celle-ci a en effet mis fin à un projet immobilier de Horst Hermann dans la Venise du Nord. Pour cause d'absence de crédibilité, justement, des "lettres de créance" bancaires de Horst Hermann.

Le "milliardaire" n'avait qu'un clou... mais doré

À ce moment-là, José Happart ne pouvait évidemment pas savoir. Il utilise donc son réseau relationnel pour mettre le pied à l'étrier à son nouvel ami. D'une part, Horst Hermann affirme avoir le soutien d'une banque américaine pour financer les investissements qui se font à l'époque à l'aéroport. Cela ne donnera rien. D'autre part, José Happart pousse son ami Horst auprès de fonctionnaires socialistes qui gèrent la reprise du Val Saint Lambert. Là encore, l'affaire va capoter, les fonctionnaires comme les curateurs ne tenant pas compte de l'introduction happartiste: Hermann, le multimilliardaire qui va créer plein d'emplois en Wallonie, se révèle incapable de mettre sur la table les 25 millions de francs qu'on lui demande de déposer en garantie. Mieux, la Région wallonne charge la société Dun & Bradstreet de vérifier la crédibilité financière de la société suisse dont Hermann se prévaut. Elle n'existe pas en Suisse, mais à Vaduz au Liechtenstein. Son capital est seulement de 50.000 francs suisses, un bon million de francs belges. Et Horst Hermann ne la dirige pas, contrairement à ce qu'il affirme. Deux affaires donc, deux échecs.
José Happart ne se décourage pas, puisqu'il présente son ami à Robert Collignon, le ministre-président de la Région Wallonne. Le Fouronnais ne se souvient plus, aujourd'hui, s'il l'a aussi présenté aux autres ministres. "C'était fou", nous racontent deux hommes d'affaires, qui fréquentaient Hermann à l'époque. "On appelait José Happart Le Chien. Il suffisait que Horst l'appelle au téléphone pour qu'il soit là dans les dix minutes qui suivaient. Un jour, il a appelé José Happart pour véritablement l'engueuler parce que ses contacts pour le Val ne donnaient pas les résultats escomptés. Horst a véritablement poursuivi Robert Collignon, même lorsqu'il était à l'hôpital, pour son affaire du Val". Malgré tout, et heureusement pour cette entreprise, Horst Hermann ne la reprendra pas.
C'est toujours au printemps 1996 que Horst Hermann reprend le Clou Doré, un immeuble de prestige au Mont Saint-Martin à Liège, avec l'argent d'une société de haute technologie de Herve, qu'il proclame urbi et orbi avoir rachetée. Le patron de cette société n'a pas encore réussi, en mars 1999, à se remettre totalement de cette opération financière foireuse.

Les mafieux sabrent le champagne

Les réceptions vont se succéder, somptueuses. Pour fêter son arrivée à Liège et l'anniversaire de sa femme Sany, plus d'une centaine de personnes sont présentes, parmi lesquelles une série de proches de José Happart et, bien sûr, le Fouronnais. Y viennent aussi des Russes, des Allemands, des Italiens, des Mexicains. On y ouvre les bouteilles de champagne au sabre. "C'est à une de ces fêtes que j'ai compris qu'il me fallait m'écarter de Horst Hermann", nous précise un ami de trente ans de José Happart: "Pour moi, il y avait des mafieux à cette fête. J'ai rompu et je n'ai plus jamais voulu qu'on me reparle de ce sinistre individu après l'été 1996".
Une autre bonne connaissance de José Happart, Léon Lewalle, l'ancien patron de la SMAP, inculpé par la juge Ancia pour des malversations financières, est même prévu pour prendre la tête de la banque que Horst Hermann va évidemment lancer à Liège. "Je suis allé plusieurs fois dans les bureaux, mais il n'y avait jamais rien à faire, Horst n'étant pas là. Ne voyant pas ce que je pouvais apporter, je n'ai plus continué", souligne Léon Lewalle. Surtout qu'un jour, il a des problèmes de freins avec la Saab que Hermann a mise à sa disposition. Il l'apporte au garage et s'aperçoit ainsi que Horst n'est pas le propriétaire de la voiture!
Pendant cet été 1996, un nombre invraisemblable de clignotants vont s'allumer autour de Horst Hermann. Avec une société d'engineering liégeoise, il a un projet immobilier au Mexique. "Un superbe projet", selon un des patrons de la société. "Mais Horst nous a littéralement carbonisés auprès des Mexicains". Idem pour une autre entreprise de la région, intéressée par ce même projet mexicain.
En juillet 1996, il part en Roumanie avec des hommes d'affaires liégeois et un financier de Milan pour participer au rachat des fermes autour de Bucarest et de l'abattoir de la capitale roumaine. "Le soir à l'hôtel, après la première rencontre, Horst est arrivé en disant qu'il n'allait pas participer au financement, mais qu'il allait carrément racheter la banque, la Credit Bank roumaine", se souviennent les hommes d'affaires. "Là, il nous a épatés. En trois jours, l'affaire était réglée. On se pinçait. Lorsque l'affaire a été conclue, "Le Petit" Horst Hermann s'est levé, et regardant le président de la banque et ses administrateurs, leur a dit "Welcome on board". Mais on a vite déchanté: quelques semaines plus tard, la banque n'avait pas touché un franc, elle a dénoncé la convention de cession. Nous avons perdu tout notre crédit chez les Roumains, auprès du financier milanais et du Danois qui était à l'origine de l'affaire, un des leaders mondiaux dans le secteur de l'agroalimentaire".

Les plaintes font du bruit, Happart n'entend rien

Mais les signaux ne proviennent pas que de l'étranger. Les traiteurs liégeois ou fouronnais, qui alimentent les fêtes du Clou Doré, ne sont pas payés. Pas plus que ceux qui font des travaux d'aménagement du Clou Doré. Certains d'entre eux s'en plaignent d'ailleurs auprès de Horst Hermann devant José Happart, lors de déjeuners au Cheval d'Or. Peu échaudé par son expérience roumaine, Horst Hermann essaye encore d'implanter un établissement bancaire à Liège, avec un banquier suisse. L'affaire tournera court: le banquier suisse est emprisonné en France et son assistant belge chez nous.
À l'été 1996 toujours, Horst Hermann s'associe avec Elmar Schmähling, un amiral allemand à la retraite, présenté à certains comme l'ancien patron du contre-espionnage. L'objectif est de lancer un access-provider d'Internet. Nouvel échec: après trois mois, l'homme est arrêté en Allemagne. Le patron de la société où l'amiral et Horst Hermann avaient installé des bureaux, non content de ne pas avoir encaissé ses loyers, se voit en plus perquisitionné par la PJ de Cologne, accompagnée de la BSR de Verviers. Des renseignements sont pris sur Schmähling mais également sur Hermann.
Car plusieurs plaintes le visent. En avril 1996, Hermann voulait racheter un grand hôtel-restaurant situé sur les hauteurs de Spa: plusieurs plaintes tombent dans cette région pour escroquerie. En juillet, c'est la banque Anhyp qui va trouver les autorités judiciaires pour escroquerie, faux et usage. En août, c'est à Aubel qu'on se plaint des escroqueries de Horst. Suite à un excès de vitesse commis à Waremme avec sa Porsche, on lui retire son permis de conduire "vu vos antécédents judiciaires", précise le procès-verbal.
Dans une ville de la taille de Liège, les rumeurs bruissent facilement. Mais si tous les amis de José Happart cessent de fréquenter Horst Hermann, en raison des relents d'escroquerie et de mafia venue des anciens pays de l'Est, Don José ne voit rien, n'entend rien. "Pourquoi la Justice n'a-t-elle pas agi?" s'inquiète-t-il aujourd'hui. Certes, on peut effectivement se poser la question de savoir si Horst Hermann n'était pas protégé par certains dans la justice liégeoise. Mais on peut surtout se demander comment un rusé comme Happart n'a rien remarqué, alors que tous ses amis se taillaient à toute vitesse de son ami Horst.
Car, à l'automne 1996, des chèques volés par Hermann à diverses sociétés se mettent à circuler et de nouvelles plaintes sont déposées. Une personne est entendue en septembre 1996 par la 6ème division de la police de Liège, une autre en octobre par la PJ. La BSR s'inquiète également, mais tout semble bloqué du côté du parquet ou du parquet général.
C'est à partir de début 1997, selon José Happart, que Horst Hermann commence à lui remettre des documents qui sont censés montrer qu' André Cools était dans une gigantesque affaire de blanchiment d'argent à l'échelle internationale. Ces documents lui arriveront, dit-il, au compte-gouttes, pendant plusieurs mois. C'est quand Richard Taxquet, en juillet de la même année, mettra implicitement en cause la mouvance happartiste dans l'assassinat d'André Cools que José Happart fera connaître publiquement l'existence de ces documents qui, selon lui, doivent changer le cours de l'enquête. Trois mois plus tard, Richard Taxquet sera libéré par la chambre des mises en accusation qui, dans son arrêt, fera plus qu'implicitement référence aux manoeuvres de José Happart.
Entre-temps, Horst Hermann aura avoué au Columbo de Fourons qu'en 1992, il a été condamné en Allemagne pour escroquerie et blanchiment. Tout cela ne perturbe pas José Happart, qui continue à voir assidûment Horst Hermann. Et, lorsque le "multimilliardaire qui va apporter plein d'emplois à la Wallonie" doit péniblement demander un prêt hypothécaire à une société de crédit direct (c'est dire s'il est encore en odeur de sainteté auprès des banques!), le courrier passe par le fax du bureau liégeois de José Happart...
À la même époque, toujours fin 1997, et vraisemblablement aussi avec le support de Don José, c'est la FN que Horst Hermann veut racheter, au moment où les Français de la GIAT décident de se retirer. Inutile de préciser l'issue de cette opération.

L'apothéose des contacts en Algérie

Alors que tous ses amis et connaissances, après quelques semaines ou quelques mois, s'éloignent rapidement de Horst Hermann, José Happart va rester à ses côtés jusqu'à la veille de son arrestation, le 17 mars dernier. Il se sont donc fréquentés pendant trois ans. Mais, plus le temps passait, plus la collaboration entre les deux était étroite. Fin octobre-début novembre 1998, José Happart est ainsi parti, selon lui, à la chasse dans une propriété que Hermann affirmait posséder en Tchéquie. À la fin d'une mission pour le Parlement européen à Vienne, José Happart et Horst Hermann se sont retrouvés dans la ville de Punitz, près de la frontière tchèque. Après deux jours de chasse, ils sont revenus à Bierset avec le jet privé utilisé par Horst Hermann. C'est à cette époque qu'au Parlement européen, certains commencent à s'inquiéter et nous parlent de leur méfiance pour "l'entourage mafieux" de José Happart.
Quelque temps plus tard, Horst Hermann a installé ses bureaux à l'aéroport de Bierset. Avec sa société Punitz Flug, il affirmait vouloir se servir de l'aéroport de Bierset comme d'une base pour organiser des chasses payantes en Tchéquie. Mais il avait encore d'autres projets pour l'aéroport. D'une part, il avait fait la connaissance d'un homme qui avait travaillé pour la Commission européenne dans les programmes d'aide humanitaire ECHO. Hermann voulait dès lors se lancer dans l'aide humanitaire au Kosovo. Et son ami Happart lui a donné un petit coup de pouce auprès de la Commission européenne. Il a ainsi loué un avion russe, un Antonov 12, à une société britannique. Celui-ci est resté sans bouger pendant deux mois sur l'aéroport, jusqu'à la mi-février dernier. Le programme ECHO étant au centre de la tourmente de la Commission européenne, rien n'a fonctionné.
Jamais en panne d'idées, il s'est alors retourné vers l'Algérie. Il s'agissait cette fois d'un projet de transport de passagers. "Via Horst, j'ai rencontré un homme d'affaires algérien à Bierset et j'ai fait venir quelqu'un du staff de Bierset pour voir si le projet pouvait tenir. Je suis parti en Algérie avec Horst Hermann mais j'ai payé mon billet d'avion moi-même, vous pouvez le vérifier dans la comptabilité du Parlement européen. À Alger, je suis allé présenter le projet de Horst Hermann au ministre des Transports. Cela pouvait permettre de développer l'aéroport, jamais personne ne m'a dit que c'était du bois".
Hermann, pour sa part, dans la région de Ghardaïa, pète véritablement les plombs devant les autorités algériennes, auxquelles il déclare qu'il est à la tête d'un groupe qui, à Liège, a réalisé un chiffre d'affaires de 6,2... milliards... de dollars, près de 240 milliards de nos francs. Rien moins. Il va racheter un hôtel, des plantations, construire des usines et transformer l'aéroport de Ghardaïa en lieu de transit entre Bierset et l'Amérique latine. Pour la compagnie d'aviation qu'il possède, bien sûr. Horst Hermann a d'ailleurs montré à certains hommes d'affaires une cassette vidéo tournée en Algérie et qui montre la proximité entre lui et José Happart. La cellule Cools devrait avoir mis la main sur cette cassette lors de la perquisition du Clou Doré.
Tant au conseil d'administration qu'au comité de direction de l'aéroport de Bierset, on n'a jamais entendu parler de ce fumeux projet. Seul le directeur commercial a assisté à la réunion avec Happart, Hermann et l'homme d'affaires algérien. Le projet était tellement vaseux qu'il n'a pas voulu faire perdre son temps au directeur de l'aéroport, Luc Partoen. "Les projets de Horst Hermann n'étaient que de la fumisterie", nous a déclaré ce dernier. "José Happart est allé en Algérie à titre personnel, sans avoir la casquette de président de l'aéroport. Il m'a dit qu'il était invité par les autorités". Le directeur de Bierset a d'ailleurs dû l'expulser de l'aéroport après son arrestation, aucun loyer n'ayant été payé et les statuts de Punitz Flug n'ayant jamais été déposés...
Fin décembre 1998 encore, Hermann a tenté de reprendre une petite société de produits frais. Incapable d'aligner un gros million. Fin février, c'est sur le château d'Angleur de ........ suspendu et suspecté par Anne Thily de ........et ............. suspicions levées depuis, qu'il jette son dévolu. "Il m'en proposait 25 millions, mais je n'ai même pas reçu d'offre écrite. Par contre, mon banquier (un des tout premiers établissements bancaires du pays, ndlr) m'avait dit de m'en méfier parce qu'il avait une grosse dette chez lui mais qu'il était très appuyé au niveau politique, qu'il était le bras droit de José Happart".
La veille de son arrestation, Horst Hermann rencontrait le directeur d'une société de développement de Flémalle, avec de multiples projets plein la tête. Il est plus que vraisemblable qu'il savait que cette société de développement est présidée par... Marcel Cools. Pourquoi l'homme qui a trafiqué des documents fournis à Happart pour salir André Cools tentait-il une approche de son fils?
"J'ai été naïf, j'ai baissé ma garde parce que mon tendon d'Achille, c'est l'emploi en Wallonie". Pendant plus de trois ans, José Happart n'a cessé de se rapprocher de Horst Hermann. Sans rien remarquer. Est-ce crédible? A-t-il, au cours de ces trois ans, vu un projet de Horst Hermann qui ait fonctionné? "À ma connaissance, rien n'a jamais marché", nous a-t-il avoué, piteux, se présentant comme la première victime de l'escroc. Mais victime, l'est-il réellement? On attend avec impatience qu'il dépose plainte contre celui qui a déclaré à la cellule Cools avoir rédigé les faux documents de sa propre initiative.

Philippe Brewaeys.

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